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Les preuves à décharge démontrent mensonge

APPEL DE LA DECISION DU JUGE DES LIBERTÉS: LES ÉLÉMENTS D’UNE AFFAIRE POLITISÉE

Le juge des libertés s’aligne sur la décision des juges d’instruction et refuse la demande de remise en liberté du Professeur Tariq Ramadan. Me Marsigny , avocat de Tariq Ramadan, va faire appel de cette décision.

Nous sommes pourtant à une étape cruciale du dossier où les preuves à décharge démontrent les mensonges de la partie civile et l’innocence du professeur, et souligne également les nombreuses incohérences dans la manière dont les juges d’instruction ont instruit le dossier.

Deux éléments extrêmement inquiétants questionnent la façon dont cette affaire a été menée. D’une part, les preuves à décharge qui ont continuellement été occultées depuis le début de l’instruction. D’autre part, la rétention d’information concernant tout ce qui pourrait mettre en évidence le caractère infondé des accusations et la réalité de l’innocence de Tariq Ramadan.

Ainsi, une demande d’expertise photo qui permettrait d’attester que Paule Emma Aline était bel et bien à la conférence du professeur, alors même qu’elle a déclaré avoir été séquestrée durant ce temps, a été déposée par les juges d’instruction dès le mois d’avril dans un institut marseillais. L’institut a répondu immédiatement aux juges le 18 avril que cette expertise ne rentrait pas dans leur domaine de compétences. Pourtant, les juges ne verseront ce refus au dossier qu’en juillet 2018, soit près de trois mois plus tard, alors qu’ils savaient donc que l’expertise ne pouvait être faite déjà depuis le mois d’ avril. Jusqu’à ce jour, cette expertise n’a toujours pas été faite. Il s’agit pourtant d’une pièce centrale dans l’enquête.

Concernant les expertises des ordinateurs et des téléphones portables des accusatrices et de Tariq Ramadan, les experts ont daté leur rapport du 3 juillet 2018. Les résultats d’expertises n’apparaissent cependant dans le dossier que le 24 septembre, soit deux mois et demi plus tard et six jour après la confrontation entre Paule Emma Aline et Tariq Ramadan, alors même qu’une demande de remise en liberté venait d’être déposée par Me Marsigny suite à la confrontation. Pourquoi cette attente et comment expliquer dans quel but pendant plus de deux mois des éléments aussi importants n’aient pas été versés au dossier ?

D’autre part, les expertises psychiatriques des accusatrices ne figurent pas dans le dossier. Cela pourrait pourtant permettre d’expliquer leurs mensonges, revirements, et changements de versions entre les différentes auditions. Il est donc surprenant que les deux expertises concernant les plaignantes ne soient pas encore accessibles, après plus d’une année d’investigations, contrairement à celle du professeur Tariq Ramadan faite et versée au dossier depuis des mois. Là aussi, ces expertises sont extrêmement importantes dans une enquête où la parole des accusatrices et le profil psychologique des plaignantes n’ont pas été questionnés.

Enfin, les preuves de collusion entre les accusatrices et certains opposants notoires du professeur, mises en lumière par les différentes expertises et certains témoignages effectués par la Brigade Criminelle, sont tout simplement ignorés par les juges d’instruction.

Me Marsigny, l’avocat de Tariq Ramadan, a demandé à ce que les « fadettes » -factures détaillées mensuelles des communications téléphoniques données par l’opérateur- prouvant que les deux plaignantes étaient en contact avec Caroline Fourest, soient versées au dossier. Celles-ci jusqu’à ce jour n’ont toujours pas été remises.

Idem pour les demandes d’audition de certains protagonistes du dossier dont l’implication a été mise en lumière par les expertises depuis le début de l’enquête. Me Marsigny a demandé à ce que Caroline Fourest , Jean-Claude Elfassi et Alain Soral soient entendus. Ces auditions n’ont pas été faites jusqu’à ce jour.

Cela fait beaucoup pour le traitement d’un dossier où des démarches essentielles pour la manifestation de la vérité n’ont pas été effectuées, soit parce qu’elles prouveraient davantage encore, s’il en était besoin, l’innocence de Tariq Ramadan ; soit simplement pour faire une rétention d’information qui justifierait une détention préventive qui se prolonge aujourd’hui depuis plus de 9 mois.

Nous espérons que la cour d’appel va revoir tous ces éléments en faisant preuve de plus d’objectivité, et traitera cette affaire comme il se doit dans les strictes règles du droit, sans autres considérations.

Notre confiance en la justice, de recours en recours, nous invite à espérer que tel sera le cas. Si tel n’était pas le cas, cela prouverait une fois de plus que la machine judiciaire n’est pas neutre et que notre bataille dépasse le dossier Tariq Ramadan. Cela concerne tant l’indépendance de la justice que l’inégalité face à la loi des justiciables en fonction de leur idéologie, leur appartenance ou leur fonction sociale.

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